13 avril 2005
CROCHET : attrapé par le crocodile
Du silence. C'est pas trop demander qu'un peu de p*tain de silence après une journée de travail.
J'irais pas dire jusqu'à "dure" journée de travail, parce que pour moi, passer sa journée à téléphoner, c'est pas vraiment un travail "dur". J'ai déjà fait des travaux durs (=payés plus chers pour diverses indemnités), et c'etait une autre paire de manches.
C'est pas trop demander qu'un peu de calme. Quand j'aurai du fric, je me ferai fabriquer une maison dans un cimetière. Les voisins sont pas trop bruyants, c'est plein de verdure et la nuit je peux toujours aller chasser les gothiques à l'arbalète ou avec un walthers avec un silencieux.
Je veux juste qu'on me laisse tranquille, que la stupide armée de crétins pathétiques (que, vous noterez bien, je n'ai pas choisi) qui me sert de famille arrête de hurler des conneries. Faudra pas vous étonner que je vous parle pratiquement jamais, j'ai autre chose à foutre que de m'engueuler avec vous. Et puis de toute facon, même quand je demande rien à personne, que je suis cloitré dans ma chambre comme le stupide moine electronique (voeu de silence de série) que je suis y'a des cris dans tous les sens. J'entends une connasses médire à mi voix à travers la cloison de ma chambre. J'ai même pas à réflechir, je m'imagine déjà la plaquant, mon bras sur sa gorge, mon couteau à peine enfoncé dans le mur, mon nez à quelques centimètres du sien, lui expliquant, calmement mais persuiasivement que je veux JUSTE qu'on me laisse TRANQUILLE, pendant que je m'imaginerai lui tranchant la gorge, lui enfoncant la lame en acier dans les orbites.
Peut-être que des gouttes de sang perleront le long de la lame avant de couler le long de mon bras. Peut-être que je lui enfoncerait tellement profond, que le cerveau sera touché si bien qu'elle n'aura pas le temps de crier. Puis les regards surpris et horrifiés des autres membres de la famille. Peut-être aussi le mien. Surement... Et puis ... "Du silence. C'est pas trop demander à ces enculés de flics un peu de silence ? Cette foutue salle d'interrogatoire pue la ...". Oui, aussi ...
Alors j'écoute Pitchshifter à fond, et j'imagine que je suis dans un endroit bien, que j'aurai une voiture, plus tard, pour emmener ma femme et mes enfants ... je sais pas, à un endroit où ca leur ferait plaisir. Parce qu'au fond, j'aurais aimé être comme tout le monde. Mais parfois la lucidité et la clairvoyance sont des fardeaux plus que des dons. Parfois on aimerait être aussi con que l'abruti de base et pas se poser toutes ces questions, ne pas avoir ces certitudes qui blessent.
- Tu veux ta voiture ? Trouve un travail, un vrai.
- Une femme ? Tu te fous de ma gueule, t'en as pas assez chié ? Et sincèrement, tu crois que quelqu'un voudrait de toi, dans ton état ?
Cacher ca ? Et combien de temps ? - Des gosses... Pour ca faut une femme, pauvre con. Putain, t'es vraiment qu'une sous merde, tu me débectes... Ferme ta gueule et va te griller une clope, si t'es sage t'auras des champis.
Espère pas plus de la vie, de toute facon ca va pas durer eternellement. Bientot fini d'en chier. Bientôt t'auras du fric à plus savoir qu'en faire, bientot fini les emmerdes. T'auras tes caisses, tu peux avoir ma parole, et un grand garage pour les ranger. Une femme ? Avec le fric que t'auras, tu te feras toutes les pouf que tu veux, crétin, et gare à toi si tu t'attaches à une. Des gosses ? Ma parole, t'es irrécupérable, t'es vraiment qu'un ... Hé! Regarde moi quand je te parle, trou du cul ! Enlève tes mains de ta tête. Debout. Arrête de chial...
Oh et puis merde, j'en ai rien à foutre, démerdes toi tout seul ...
12 avril 2005
CLOCHETTE : a succombé aux avances trop pressées d´une luciole mâle
J'évite:
- de faire la bise. j'aime pas les contacts humains
- de raconter des trucs importants. je suis le roi du small talk
- de montrer mes émotions. je veux pas qu'on voit que j'en ai
- de raconter quand j'ai un truc qui va mal. je suis assez grand pour me démerder tout seul sans avoir l'aide de quelqu'un d'autre
- de dire quand quelque chose me choque. Je suis pas censé être choquable
- de me suicider.
J'aurais pas l'air con auprès des gens que j'ai dissuadé de le faire et qu'y m'ont envoyé ch*er comme une grosse m*rde et que j'ai jamais revu depuisc'est une solution de facilité
J'aime pas:
- les gens émotifs
- les chiens
- le foie de veau
- les stars qui font de l'humanitaire
- l'humanitaire
- les stars
- Qu'on s'inquiète plus pour moi que ce que je le suis
Mais par contre:
- je dors le plus possible. les jours durent moins longtemps
- je fais semblant d'être heureux. On s'inquiète pas pour un mec qui a le moral
- je fais le concours de rester le plus longtemps possible sans parler
- je fume pour pas manger. Le cancer du poumon c'est plus classe que l'obesité
- je dis que ca va. on me laisse tranquille
- je joue aux jeux vidéo. C'est meilleur que la réalité et quand j'en ai marre, j'eteins
- je rêve que je torture des trucs
- je parle aux types dans ma tête. Y'a aussi des filles (des fois)
- je fais ce que je veux, même si c'est dangereux. J'veux mourir jeune.
31 mars 2005
LA REINE DE COEUR : guillotinée lors de la révolution
Y'a des jours avec, et des jours sans.
Là, j'ai envie de me planter des stylos dans les yeux, mais dans 20 minutes je vais jouer à GT4 et j'aurai tout oublié.
Sauf peut-être l'envie de ...
25 mars 2005
SIMPLET : a confondu pistolet et sucette
Il pleut plus, il a déjà plu, je suis fatigué, naze, crevé, au bout du rouleau, j'ai rien foutu de la journée.
Ca tremble, j'ai la nausée, la tête qui tourne pour une raison tout à fait inconnue. Peut-être que c'est dû à la tension ambiante. J'ai des hallucinations dues au manque de sommeil, et y'a carl le lezard (pourquoi y s'appelle carl ?) qui se tape la balade sur le mur de ma chambre alors que mon clavier se met à onduler comme une pauvre vague de merde. Et puis je hais la mer.
11 février 2005
Matins calins
Ca faisait un sacré bout de temps que j'avais pas eu de crise d'angoisse matinale. Et celle de ce matin, elle était carrément de classe internationale, du genre je te colle une tentative de suicide à coté, tu fais pas vraiment la différence en terme de baisse de moral. C'est ce qu'on appelle se lever des deux pieds gauches avec la gueule de bois, le scorbut et l'ebola, mais tu vois, en pire et dans ta tête. Avec en note de tête un "ptain bordel quelle heure il est", suivi peu après d'un lancinant "bordel, mais pourquoi je dois me lever aussi tôt, et pourquoi tous les matins ?" et en arrière plan, le refrain "a quoi ca rime, bordel, à quoi ca rime, ma vie c'est de la merde". En fin de cortège, encore un peu de "bordel, je suis en retard, bordel".
Enfin, c'est pas comme si je mettais trois plombes à me reveiller puis m'habiller, et en moins de temps qu'il faut pour le dire je suis déjà dans la rue en train de fumer ma clope-petit déjeuner.
08 février 2005
J'en sais rien
J'ai une tête dans le cul de classe internationale, et j'ai juste envie de me mettre un coup de perceuse dans l'oreille. Pas parce que j'en ai marre de la vie, que je suis triste ou que j'ai les nerfs. Juste que je me sens las et que j'ai envie de me coucher sans avoir la désagréable tâche du réveil.
Une bonne nuit de sommeil et il n'y paraitra plus ...
Edit:
Lundi 100 connards se sont pointés à lire mes conneries.
Je suis référencé à des endroits dont j'ai pas la moindre idée qu'ils existaient, où j'ai jamais rien posté.
Ca devient presque affolant ...
16 décembre 2004
Nothing from Something
Et la première période scolaire universitaire qui s'achève sur fond de plein le cul généralisé. Une paire de semaines de vacances histoire que les étudiants décompressent et que je puisse bosser 12 heures par jour dans une usine, histoire de renflouer mes caisses aussi seches que la momie de Ramses [ ]. <-- inserez ici un nombre compris entre 1 et 3
Bref, rien de tel que l'industrie lourde pour vous requinquer avant d'attaquer les partiels de la mi-Janvier (ce qui me fait penser par ailleurs que mes dernières vacances que je m'etais octroyé remontent à la fin Octobre, et qu'elles n'avaient pas duré plus d'une semaine, et que les précédentes remontent au mois de Juin ...). Ce blog sera donc deserté un certain temps ...

13 décembre 2004
C'est mal barré tout ca
C'est le bordel, j'ai des étoiles dans la tete, et je veux ma peau. Coincé entre deux bouts d'os qu'on appelle généralement mon crane, y'a mon esprit qui veut se casser mais le reste qui suit pas. Envie de me balancer par la fenêtre pour le fun, mais en ce moment j'ai un peu autre chose à foutre. J'attend le futur avec l'impatience d'un escargot tetraplegique. La seule motivation actuelle qui me donne envie de voir le lendemain c'est de voir ce que donneront les consoles next generation. Futile ...
J'ai absolument rien à foutre de ce qui m'entoure et je crois que je hais les personnes qui tiennent à moi. Je veux qu'on me lache avec ces conneries, j'ai envie de vivre à court terme et d'arreter de faire des plans sur le futur. Fait froid je suis glacé et j'adore ca. Le merdier, c'est que quand j'aurai clamsé, je serai glacé et je pourrai pas en profiter, et ca m'emmerde un peu.
- C'est pas bientôt fini ce bordel ?
- Le temps que je range mes affaires et ca sera silencieux.
30 novembre 2004
D'
La déprime, c'est comme le chocolat. C'est bon quand on en mange un peu de temps en temps, mais à grosses doses, ca devient ecoeurant. Et c'est donc après une semaine de deprime plus ou moins entrecoupée de moments un peu moins sombres, et surtout de grosses périodes de sommeil (les jours passent plus vite quand on dort) que j'arrive à raconter de nouvelles conneries dans cette espace d'expression je-sais-pas-quoi-tesque.
Une sympathique semaine, donc, qui s'est finalement avérée être motivée par un de mes nombreux fantasmes paranoïaques. J'ai finalement compris que ca s'etait calmé quand je me suis attrapé un de mes célèbres mal de tronche, une chose qui m'avait finalement manqué. Jamais été aussi heureux d'avoir une migraine (c'est psychosomatique, ce truc là aussi ?), et pour peu j'en aurais pas pris de dafalgan tellement ca me faisait plaisir...
05 novembre 2004
Vendredi noir
C'est con, parce qu'aujourd'hui, la journée avait bien commencé et j'avais même réussi à trouver l'après midi ensoleillée plutôt sympa, en me disant "hey, mais en fait j'ai pas mal de chance d'habiter dans le coin, fait plutot joli ici ...". Et puis mine de rien, ca a empiré ...
A croire qu'y a un truc dans ma tête qui me force a me sentir mal dès que ca va bien. "Alerte, alerte, t'as le moral, vite, faut arranger ca ...". D'habitude, le simple fait de me sentir bien me forcait à penser "bon, ben si ca va bien maintenant, c'est que ca ira mal plus tard", mais faut croire que ca suffisait pas, donc je me farcis des crises de paranoia entortillées à souhait, ou je pense que je crois que les gens me detestent. Ou alors je pense que je les hais, mais comme c'est des gens que j'aime bien, c'est mal ce que je pense, donc je suis une ordure, mais si je pense que je suis une ordure, c'est que je les aime bien en fait, donc ca va.
Mais bien sûr, ca, c'etait trop facile, donc j'arrive quand meme à me farcir ce qu'on pourrait appeler des crises de je m'enfoutisme aigu, où je me fous absolument de tout, vu qu'au pire, ce qui pourrait m'arriver c'est de crever, et qu'au final c'est pas si grave. Et je suis une sacré ordure de penser ca mais je m'en fous complètement, et au final y me reste juste assez de conscience (y'a rien à foutre, j'arrive pas à me débarasser de cette connerie) pour que je me sente coupable, mais pas assez pour me rassurer.
Et j'ai quand même réussi à finir la journée par une crise de parano integrale que j'ai habilement dissimulé sous le bon vieux masque du "me parlez pas j'ai les nerfs" que je sers habituellement à mes parents (pour les amis, y'a le droit au "merd je suis défoncé", même si j'ai rien pris), une crise de parano que j'ai faite passer avec des epinards au fromage et tout un tas de saloperies chauffées au micro-ondes.
La morale dans tout ca ? La morale, c'est qu'y faut que je me trouve une occupation. Pas un putain de jeu vidéo ou trois stupides exercices de cours que j'arriverai jamais à finir (et généralement c'est dejà un miracle si j'arrive à les commencer vu que je suis littéralement allergique à tout ce qui est travail à la maison), et encore moins de stupides soirées à poireauter entre 3 dindes que de toute évidence je me taperai jamais (quoique, j'ai toujours pensé que la connerie etait un sacré avantage chez les filles, vu qu'on peut faire plus ou moins ce qu'on veut d'une dinde). Au lieu de ca, je vais essayer de trouver le fameux contact qui vendait de la C... en promo.
Ce soir, j'ai envie d'être mechant, j'ai envie d'une hache.
